Espèces en péril
Protégeons les espèces en péril en milieu agricole
La Fédération de l'UPA du Centre-du-Québec mobilise le milieu agricole pour protéger une dizaine d’espèces en péril dans sa région. Elle encourage l'adoption de pratiques agricoles compatibles avec la conservation de la biodiversité, la réduction des impacts sur les habitats naturels et la mise en valeur d'aménagements bénéfiques pour la faune et la flore.
S'informer pour mieux protéger
La Fédération de l'UPA du Centre-du-Québec encourage les producteurs agricoles à contribuer à la protection des espèces en péril présentes sur son territoire. Par la sensibilisation, le partage d'information et l'accompagnement, elle favorise l'adoption de pratiques agricoles qui soutiennent la biodiversité et la conservation des habitats naturels.
Parmi les espèces présentes dans la région : le papillon monarque, la tortue des bois, le goglu des prés, l'hirondelle rustique, la salamandre pourpre, la petite chauve-souris brune, la sturnelle des prés, l'hibou des marais, le pygargue à tête blanche et le bourdon terricole. Chacune joue un rôle important dans les écosystèmes et peut bénéficier de gestes de conservation réalisés en milieu agricole.
Vous souhaitez en savoir plus sur les bonnes pratiques ou obtenir des conseils pour favoriser la protection des espèces en péril sur votre entreprise agricole? Communiquez avec notre équipe.
Ce que vous pouvez faire pour aider les espèces en péril
Un aménagement réussi pour la conservation du bourdon terricole et du papillon monarque
La plantation de bandes fleuries favorise la conservation des pollinisateurs en leur offrant des ressources vitales telles que du nectar et du pollen, indispensables à leur alimentation et reproduction. Ces bandes créent un habitat favorable, notamment pour des espèces menacées comme le bourdon terricole et le papillon monarque. Pour soutenir cette conservation, la Fédération régionale a gratuitement distribué 160 kg de semences de bandes fleuries à 18 producteurs agricoles de la région. Ces semences, comprenant un mélange de plantes fourragères vivaces et fleuries, ont permis de semer près de 8 hectares de bandes fleuries, offrant ainsi des refuges écologiques pour les pollinisateurs.
Les chicots : Essentiels à la biodiversité agricole!
Saviez-vous que les arbres morts, appelés chicots, sont essentiels à la survie de nombreuses espèces en péril?
Souvent jugés inutiles, ils sont pourtant de véritables refuges de biodiversité, offrant nourriture, abri et sites de reproduction à de nombreuses espèces, dont la petite chauve-souris brune.
Pour soutenir cette faune, il est important de conserver une diversité de chicots — essences, tailles et stades de décomposition variés — chacun offrant un habitat unique. Les gros chicots (plus de 50 cm de diamètre) sont particulièrement précieux, car ils accueillent une faune plus variée.
Pensons aussi aux arbres vivants : ce sont les chicots de demain. Les préserver, c’est assurer la continuité des habitats.
Si un chicot dangereux doit être abattu, mieux vaut le faire entre octobre et février, hors période de reproduction.
Préserver les chicots, c’est un geste simple pour soutenir la biodiversité et la santé des écosystèmes agricoles.
-
Yann Bourassa Coordonnateur - développement régional et agroenvironnement
ybourassa@upa.qc.ca819 519-5838, poste 157
-
-
-
Julie Tremblay Chargée de projet en agroenvironnement
julietremblay@upa.qc.ca819 519-5838, poste 125
-
Megan Van Gheluwe Agente en agroenvironnement, MRC d’Arthabaska
mvangheluwe@upa.qc.ca819 519-5838, poste 155